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HenriVerdier

Contribution de l'État français aux Logiciels Libres : l'histoire continue

( ENGLISH VERSION BELOW )

Les actions menées en 2016 lors de la présidence française de l'Open Government Partnership avaient marqué une étape importante dans la volonté de formaliser une politique réelle en matière de contributions des agents publics aux Logiciels Libres. À cet égard une première version d'un modèle générique sur le sujet avait été conçue collaborativement entre les acteurs publics et privés, français et internationaux.

Depuis, la direction interministérielle du numérique et du système d'information et de communication de l'État (DINSIC) a poursuivi ce processus ouvert et collaboratif jusqu'à l'aboutissement, aujourd'hui 15 mai 2018, à un texte applicable à l'ensemble de la fonction publique d'état française.

Élaborée publiquement sur le mode d'un projet Open Source et faisant largement appel aux contributions externes par un appel à commentaires publié début 2018, cette première version de cette politique est le résultat du travail de représentants des différents ministères et agences publiques (dont l'ANSSI), coordonnés par la DINSIC.

L'enjeu de cette politique est double : permettre aux agents publics de contribuer aux Logiciels Libres tiers qu'ils utilisent dans le cadre de leurs fonctions ; anticiper en cela l'application du nouveau régime de l'Open Data par défaut introduit par la loi pour une République numérique et qui s'étend aux logiciels.

Le passage de la simple consommation à la contribution active est une évolution naturelle et souhaitable tant vis-à-vis des logiciels libres que de l'État, en tant qu'utilisateur de ses logiciels. Appelée de ses vœux par Henri Verdier, directeur de la DINSIC, depuis de nombreuses, cette tendance se remarque aussi bien chez les acteurs privés que les acteurs publics (voir les initiatives comme "TOSIT").

Cette politique vise également à faciliter la publication sous forme de projet Open Source des nouveaux projets logiciels initiés par l'État. La loi pour une République Numérique (loi Lemaire) a clarifié cet aspect d'ouverture par défaut des biens numériques produits ou reçus dans le cadre des missions de service public de l'administration, qu'il s'agisse de données, de documents ou de logiciels.

Cette politique de contribution s'applique par défaut à tous les ministères, mais chacun a la liberté d'en instancier une variante plus adaptée à son contexte propre. Elle ne concerne pas la fonction publique hospitalière ni territoriales mais celles-ci sont libres et même encouragées de s'en inspirer.

En conclusion, cette publication est un aboutissement mais c'est aussi un nouveau point de départ pour cette initiative qui fait monter la France dans le peloton de tête des États ayant formalisé un tel intérêt pour le Logiciel Libre. Il s'agit d'une version 1.0, et chacun-e (agent public ou citoyen) est invité-e à contribuer aux versions ultérieures.

© Photo : http://www.modernisation.gouv.fr

 

French government’s contribution to free software : the story continues


The actions undertaken in 2016 during the french presidency of the Open Government Partnership have marked an important step in the willingness of formalizing a real policy based on public officials’ contribution to free software. A first version of a generic model on the subject had been collaboratively created between public and private actors, french and internationals.

Ever since, the Interdepartmental Directorate of digital and information system and communication of the State (DINSIC) has pursued this open and collaborative process until the completion, today May 15th of 2018, of an applicable act to the entire french Civil Service.

Publicly elaborated on the model of an Open Source project and widely calling for external contributions through a request published in early 2018, this first policy version is the result of the work of representatives from several ministries and public agencies (one of which is the ANSSI), coordinated by the DINSIC.

This policy is a two-fold challenge : allow the contribution of public agencies to the free software they use as part of their jobs ; anticipate the application of the new Open Data system by-default introduced by the law for a Digital Republic which extends to software.

The transition from the simple consumption to the active contribution is a natural and beneficial evolution for both free software and french government, as a user of these software. Called for by Henri Verdier, the DINSIC’s Director, this tendency appears equally between private and public stakeholders (see initiatives, such as « TOSIT »).

This policy also aims at facilitating the publication of new software initiated by the government as Open Source projects. The law for a Digital Republic (Law Lemaire) has clarified this openess aspect by-default of digital assets, produced or received during missions for the public administration service, whether it is data, document or software.

This contribution policy is applied by-default to all government departments, although each ministry has the liberty to set up a variation more suitable to its own context. It does not concern the hospital civil service nor the territorial civil service, but these two are free and even encouraged to take inspiration from it.

To conclude, this publication is a completion, but also a new starting point for this initiative which places France among the first countries that have submitted such an interest for free software. It is a 1.0 version, and everyone is inivited to contribute to future ones.

© Photos : Etalab and Pixabay

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